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Dans la revue Les HSE
"Le poète nous livre onze textes-poèmes, au sein desquels le fantastique rejoint les vertiges intérieurs de l’être, ses obsessions les plus reculées, les plus inavouables. Maldoror-Rode est de retour. Suivre Carmel, Liza, Norma, Robin, Anja ou Milan dans leurs aventures nous met devant notre propre destinée. L’être est-il autre chose que le jouet de la fatalité, qu’implique le seul fait d’exister ? Quels étranges desseins peuvent donc se tisser en nous ? Voilà autant de questions que soulèvent ces textes-poèmes, dont la vérité, l’humour grinçant nous renvoient à la violence de la société contemporaine, ainsi qu’à celle de la condition humaine. Si Norma tente d’échapper à la lame de fond du temps, Robin-Don Juan (qui n’est autre que le Robert du Pur Amour), gagné par la mort, assiste, pour sa part, à la découpe de son corps, sur une table d’institut médico-légal. Rode débusque le cri humain jusque dans ses abysses et si ces personnages sont projetés dans l’exil où les rejette le quotidien intolérable, c’est qu’ils sont le jouet de la fatalité qu’implique le seul fait d’exister. Le Théâtre à l’abîme est la dernière publication de l’auteur, de son vivant."
Christophe DAUPHIN (Revue Les Hommes sans Epaules n°29/30, 2010).
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Sur Remue.net
"De temps en temps, dans la trop lointaine galaxie du surréalisme, une étoile filante apparaît ; alors, il faut vite saisir le sillage qu’elle laisse dans l’ombre ou la suie ambiante. Robert Rius, né le 25 février 1914, est mort le 21 juillet 1944, fusillé par les nazis pour faits de résistance : il vécut ainsi seulement trente ans, d’une guerre à l’autre. Il demeure l’inventeur en 1937, avec Benjamin Péret et André Breton, du jeu « le dessin communiqué ». Pour la préparation de l’Anthologie de l’humour noir (publiée en 1939, réimprimée en 1947, édition définitive en 1966 par Jean-Jacques Pauvert), il aida André Breton à sélectionner quelques-uns des écrivains qui y figurent de belle manière. Robert Rius aimait la littérature, la peinture, la photographie. Il lança la revue La Main à la plume en 1941, écrivit notamment l’Essai d’un dictionnaire exact de la langue française en 1943 (Editions Les Cahiers de Poésie) et un Picasso en janvier 1944 (Pages libres de La Main à la plume, édition clandestine). On peut lire, sur le site que vient d’ouvrir l’Association qui se consacre à la mémoire de Robert Rius, un tract adressé à Léon-Paul Fargue le 28 mars 1943 - impeccable traité du style en abrégé."
Dominique Hasselmann (Remue.net, 24 octobre 2006).
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