Dans la presse

 

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Lectures :

Le premier dossier du numéro 61-62 de la revue Les Hommes sans Épaules n°61/62, est consacré au poète, romancier et peintre insulaire, Alain Simon, dit Le Salé (1947-2011). Peu connu du grand public, ce poète est une figure très respectée du milieu de la poésie francophone. « Un homme, confie Christophe Dauphin, qui a toujours privilégié la vie, le vivre, l’amitié et l’amour, avant d’écrire et de peindre, et c’est, sans doute, ce qui le rend si personnel, à part… »

Il laisse la parole à sa fille, Clémentine : « Tu étais aussi, nécessairement, le fou du Tarot de Marseille, l’esprit libre, le medium, avec, dans ton balluchon, la mémoire du monde. Tu étais l’initié qui joue avec la clé des choses cachées, et comme le monde, tu étais une réponse à une question qui n’existe pas. »

Né dans le Finistère, Alain Simon quittera la France en 1989 pour vivre en Polynésie française. Christophe Dauphin retrace son parcours très créatif et mouvementé, dont sa collaboration aux Hommes sans Epaules, et dessine un portrait coloré de cet être intensément vivant. Clémentine Simon double ce rappel déjà détaillé de son apport très riche et personnel, de ses témoignages intimes, pour nous révéler ce que le cœur de l’homme contient. Suivent plusieurs œuvres fortes du poète dont voici un court extrait d’un texte intitulé Dans le bleu détruit des fenêtres :

 

On dit voisinage intimité

 

j’attends avec impatience les spécimens les trucs gratuits à cause d’un vieil émoi

et aujourd’hui on parle de mysticisme et de reliques

j’ai confondu mes dents et la chaîne qu’il faut limer

je fus dans la forêt de mes pensées je veux dire dans le frisson oui c’est plus simple

et ces cadeaux ne m’ont pas vraiment dépaysé

celle qui ornait de fleurs mes harnais en gémissant

celle qui rêvait d’une râpe pour mes désirs inassouvis

celle à la voie mélodieuse et à la jolie grappe

qui frappait dans ses mains au quotidien quand je la nommais mon alouette

je n’irai pas jusqu’à la rendre à sa locomotive

les mille chevaux des dieux grondeurs

user son corps plus que son âme

user la transparence jusqu’à l’échange dans le vide

c’était trop savant j’aime la maladresse

je préfère mes mystérieuses photographies aux histoires de bonheur ou de malédiction

je bague l’inconnu je ne vogue qu’avec un consentement

d’horodyshcha

 

Christophe Dauphin nous présente encore la poésie de Claude de Burine, nivernaise révoltée, et celle d’Yves Martin « l’un de nos enchanteurs au sac rempli de trouvailles à malices, dont il est le propriétaire exclusif ».

Le second dossier de ce numéro double présente « la poésie palestinienne à Paris » qui était invitée d’honneur du 42ème Marché de la poésie, à Paris, du 18 au 22 juin 2025 : « La poésie palestinienne d’aujourd’hui a le visage anonyme ou plutôt mille visages de femmes. Elle est éclatée, à l’image de son peuple et de sa patrie. Elle s’écrit en Palestine dans l’exil intérieur comme à l’étranger, dans l’exil extérieur, par-delà les murs des préjugés et des checkpoints de la bienséance… »

Parce que la souffrance est un infini manteau qui couvre toute l’étendue de notre planète, la poésie palestinienne a vocation universelle et s’adresse à tous.

Rémi BOYER (in incoherism.wordpress.com, 10 avril 2026).

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Les Hommes sans Épaules n°61/62 ! La parution de chaque numéro de cette revue est toujours pour moi un petit évènement, un bijou du genre ! Ce numéro perpétue, si je peux dire, la tradition démarrée par Guy Chambelland, avec sa revue Le pont de l’Épée. Un foisonnement de renseignements, de textes, d’auteurs de poèmes. Là, celui que j’ai un peu contacté et connu et publié, c’est Alain Simon dit le salé, auquel est consacré le premier et copieux dossier du numéro. Je l’ai rencontré dans la librairie de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, où exerçait Catherine Braud, que Chambelland avait pris comme associée, et qui organisait des signatures. Je m’y rendais souvent, et lors d’une signature, Alain Simon était là. Nous parlâmes, et je fis sa découverte, celle d’un homme plein de poésie et avec une hauteur de vue. Par la suite, il me fit parvenir des poèmes, que j’insérais dans un numéro de ma revue Comme en poésie, juste avant sa mort.

Dans ce même numéro 61/62 des Hommes sans Épaules, je retrouve aussi Yves Martin, que je publiai également dans un numéro du Pilon sur l’école. Le deuxième dossier de ce numéro est consacré à la poésie palestinienne contemporaine, avec une foultitude de poètes que je découvre. Deux hommages sont rendus à deux disparus : Gérard Chaliand, dont je connus l’existence grâce à ma première épouse Jeanne, et Michel Passelergue, qui m’accompagna au sein de la revue Le puis de l’ermite, puis, à Comme ne poésie, dont il fut abonné depuis le premier numéro.

Jean-Pierre LESIEUR (in revue Comme en poésie n°106, 2026).




Lectures critiques :

Les Hommes sans Épaules, numéro 57 : Poètes bretons pour une baie tellurique : « C’est un très vaste paysage de la poésie bretonne que nous dresse ce numéro de la revue Les HSE : 33 poètes auxquels on peut ajouter sans erreur des poètes présentés dans les rubriques « Porteurs de feu » ou « Ainsi étaient les Wah » inséparables de ce coin de terre, comme Perros, Delabarre et Kenneth White, ou encore Guy Allix, Emmanuel Baugue (quoiqu’un peu Normand), ou André Prodhomme (quoique d’un peu partout). Pour chacun, nous avons droit à une présentation du poète et de son œuvre, marque de fabrique inégalée de cette revue.

Rappelons à cette occasion qu’il n’existe pas d’autres revues (en ligne ou pas) ayant une connaissance aussi intime, si j’ose, d’un si grand nombre de poètes, en particulier ceux nés entre les années 1920 et 1950. Par exemple dans ce numéro, les présentations de Guillevic, Manoll, Robin, Grall, Glemnor, Cadou – pour ne citer qu’eux – méritent d’être lues pour elles-mêmes. Cela rappelé, penchons-nous sur le dossier « Poètes bretons pour une baie tellurique ». Il y a une évidente volonté d’équilibre entre poètes connus, méconnus ou inconnus tout comme entre des poètes du début, du milieu ou de la deuxième moitié du XXe siècle. Évidemment, on lui reprochera — moi le premier ! —  tel ou tel auteur absent (pourquoi ne pas avoir retenu Gilles Baudry ? Charles Le Quintrec, qui pourtant publia son Village allumé chez Saint Germain des Prés ?) Mais je concède que le paysage est déjà considérable et qu’il est bon qu’il y ait quelques « injustices » pour ranimer la levée de bocks ou de ballons pris en commun.

Que ressort-il du paysage dressé ? On retrouve une très bonne illustration des grands courants poétiques bretons du siècle écoulé avec la mise en avant des très singulières années 70 et 80, qu’on peut résumer au conflit qui opposa la génération de Jack-Helliaz à celle de Grall, le premier avec son cheval d’orgueil et le second avec son cheval couché. On retient également cette tresse, que je crois propre à la Bretagne, qui rassemble une poésie ancrée, privilégiant plutôt une forme de dépouillement, une poésie « bardique », volontiers vindicative et pamphlétaire (voire guerrière), et qui aime à être mis en musique, et une poésie druidique attirée par le merveilleux et l’alchimique qui plonge volontiers dans la veine surréaliste (ce qu’affectionne particulièrement notre revue). L’élément qui réunit ces trois courants, hormis la Bretagne elle-même, c’est la place incontournable du minéral (le granit, le mica, etc.), pour ne pas dire le tellurique comme le pointe si justement le titre du dossier.

M’a frappé également, à la lecture du dossier, la relative étanchéité qui règne entre la poésie de l’Argoat et celle de l’Armor. Il semble bien qu’en Bretagne deux univers poétiques distincts se côtoient sans se confondre, ainsi que les paysages et les modes de vie. Enfin, et bien sûr ajouterai-je, le dossier permet de mesurer la solide et féconde richesse du terrain éditorial breton grâce au dévouement de quelques maisons d’éditions (pas forcément bretonnes), d’associations culturelles et artistiques très actives (comment ne pas citer « les rencontres de Max ») et de quelques figures tutélaires qui ont su jouer un rôle de découvreur ou de rassembleur (Grall, Guillevic, Brémont, Christien et Geneste aujourd’hui). Pour conclure, et picoter d’iode l’ami Christophe Dauphin, après avoir lu son passionnant édito, je me suis demandé si ce n’était pas un article pro domo pour la poésie… normande. »

Pierrick de CHERMONT (in recoursaupoeme.fr, 6 novembre 2024).

 

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« Il est généralement éclairant de découvrir notre paysage poétique breton par le regard d’un observateur avisé. Il est également rassurant de constater que nos poètes continuent de susciter intérêt et curiosité, malgré la quasi-disparition des revues en Bretagne. C’est en voisin normand et poète de l’Ouest que Christophe Dauphin aborde les « poètes en Bretagne » dans un copieux numéro de la revue qu’il aime depuis 1997, Les Hommes sans Épaules.

34 poètes sont présentés de façon développée, accompagné d’un choix de textes conséquent. Pierre-Jakez Hélias, Anjela Duval, Glenmor et Xavier Grall y côtoient Gérard Le Gouic et Guénane. En dépit de leur diversité, Christophe Dauphin leur reconnait des points communs qui traversent les générations : la connivence avec les paysages tourmentés de la péninsule armoricaine, un riche imaginaire ouvert sur le monde, « un goût frondeur pour l’indépendance ».

Christophe Dauphin rappelle à bon escient l’attraction régulière de « la matière Bretagne » pour bon nombre de poètes qui n’en sont pas originaires, dont Saint-Pol-Roux, Georges Perros, Kenneth White, Samuel Bréjar et plus récemment Henri Droguet, Gérard Cléry, Colette Wittorski, Joseph Ponthus, Guy Allix, André Prodhomme et Emmanuel Baugue. La Bretagne fut aussi pour Paul Celan, de 1954 à 1961, une terre d’accueil qui lui inspira une série de poèmes dont des extraits sont reproduits dans ce dossier.

Christophe Dauphin met en lumière bon nombre de poètes qui ne figurent habituellement pas dans les ouvrages de références sur la Bretagne : Louis Guillaume, Armand Robin, Norbert Lelubre, Odile Caradec, Jacques Bertin, Danielle Collobert, Alain Morin, Alain Simon, Mérédith Le Dez et Gwen Garnier-Duguy. Il mentionne aussi plusieurs poètes bretons qui furent proches du mouvement surréaliste : Jacques Vaché, Angèle Vannier, Yves Eléouet, Hervé Delabarre. »

Marie-Josée CHRISTIEN (in revue Spered Gouez n°30, 2024).

 

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La revue Les Hommes sans Épaules consacre son numéro 57 aux « Poètes en Bretagne » et rend hommage à Frédéric Tison, récemment disparu.

L’identité bretonne, préservée malgré les aléas, a permis aussi une poésie bretonne née tant de la géographie que du peuple. Plutôt que de particularismes, Christophe Dauphin, avec Glenmor, préfère parler de caractéristiques des poètes de l’Ouest : « Les habitants de ces contrées semblent avoir toujours été la proie de tentations contradictoires : l’une les presse de confier leur destin à la mer, de lâcher tout pour courir la chance de découvrir d’autres cieux, d’autres terres ; l’autre leur dépeint vivement la douceur du foyer, dans la maison tapie au bout du chemin creux, les avantages d’une existence passée dans la sécurité, que garantissent les traditions et le retour périodique des saisons. De ces contradictions, les meilleurs de ceux dont elles marquèrent le caractère ont toujours su tirer une source d’énergie. »

Louis Bertholom, de Fouesnant, précise : « Je ne sais pas si la Bretagne est une terre de poésie plus qu’ailleurs. Il existe tout de même une sensibilité spécifique des gens de Bretagne qui confère une âme à cette région, proche d’une certaine forme de mélancolie dans le sens artistique du terme. Nous avons tout un légendaire arthurien, une Brocéliande dans nos gènes qui nous poursuit malgré tout. Puis le Barzaz Breiz, les gweerzioù et autre patrimoine chanté, transmis de générations en générations qui alimentent insidieusement notre façon d’être au monde. La poésie celtique est spécifique à son territoire, avec ses connotations celtiques même s’il y a des exceptions. »

C’est la poésie elle-même qui dit le plus sur la Bretagne, ses langues et son peuple. C’est pourquoi ce numéro 57, qui rassemble un grand nombre de poètes, porte une part de l’âme bretonne au lecteur.

Rémi BOYER (in /lettreducrocodile.over-blog.net, 24 mai 2024)

 

Extrait de « Bretagne est univers » de Saint-Pol-Roux :

 

« Il ne lui suffit point de distribuer l’oracle

Et d’accroître le globe au jeu de ses timons,

Elle insère l’esprit de son propre miracle

A même la matière des bois et des monts.

Voici le coffre aux joies, le clocher, le calvaire

Et l’auguste fontaine au lipide présent.

Après, l’enchantement créé par le trouvère

Et le prince des mers, celui de l’artisan. »

 

 

Extrait de "L’enfant du druide "de Angèle Vannier :

L’enfant du druide ouvrit les vannes du silence

Un chant se répandit longtemps

L’eau le sang le feu

Les trois dans la forêt

Pour bâtir un palais d’automne

 

Un grand secret faisait la roue sur le parvis

D’un clair-obscur jaillit la fleur miraculeuse

Le double de la pierre philosophale.

L’enfant faisait la chasse à la folie

Il délivrait des plages de cristal

Sous un vieux chêne inconsolable.

 

 

La clé de la clé disait mon compagnon

Cet enfant la chantait »

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« Le thème de ce numéro c’est « Poètes en Bretagne » (notez bien EN et pas DE Bretagne). C’est que pour moi ce numéro est sans surprise : j’ai déjà lu (et pas oublié, tous sont de qualité, ont leur originalité) Georges Perros, Hervé Delabarre, Paul Celan, Kenneth White, Henri Droguet, Max Jacob, Guillevic, Manoll, Armand Robin, Cadou (René Guy et Hélène), Jégou, Le Gouic, Marie-Josée Christien, Emmanuelle Le Cam, etc.

Comme dans chaque numéro de la revue Les Hommes sans Épaules, son animateur, Christophe Dauphin est infatigable : chaque auteur est abondamment présenté (bio, biblio, position historique, etc.). Il analyse brillamment les effets et les méfaits de la Celtitude, ne manque pas de pointer les crispations identitaires, le nationalisme étroit : « Il serait plus juste d’inviter les Auvergnats au festival interceltique. La Bretagne n’était pas le centre ancien du monde celtique ». Des citations quand même des moins connus : Jean-Claude Tardif : « Mes yeux accrochent leurs linges – à l’étendoir du ciel – le crépuscule ravaude ses draps » ; Jean-Paul Hameury : «  Quand l’emprunte les sentiers – de l’île, mon ombre me quitte – et s’en va sur les chemins d’autrefois » ; Angèle Vannier : « Je suis née de la mer et ne le savais plus – Trop de pavots avaient maculé mes pieds nus » ; Yves Elleouët : «  d’accord avec le vent – ils vont en nombre par les routes – travailleurs hagards et malmenés … - je me rassemble autour de mes os » ; et bien sûr Joseph Ponthus : « De quoi rêvent-ils – ceux qui sont aux cuirs – C’est ainsi qu’on appelle ceux qui arrachent les - peaux des bêtes juste après qu’elles aient été tuées ». Proses et nombreuses lectures critiques.

Christian Degoutte (in revue Verso, 2024).

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Ce numéro 57 de la revue Les Hommes sans Épaules, est dédié à Frédéric Tison, poète décédé en novembre 23. Il était lui-aussi un Homme sans Épaules et ce n’est pas peu dire Je me meus dans la marge des livres : c’est moi, le petit visage d’encre qui regarde ailleurs. Un très bel hommage lui est consacré en fin de volume dans la rubrique Les pages des HSE.

Dans son éditorial (qui s’apparente plus à une étude fouillée), Christophe Dauphin nous fait dans l’Éloge de l’Ouest ! le portrait de la Bretagne avec ses forces géopoétiques, historiques et politiques À l’Ouest, les poèmes agissent comme des brûlures, un mouvement incessant les parcourt de bout en bout écrit-il. Le lanceur de flammes est le poète Tristan Corbière j’entendis sa souffrance arpenter le ventre du navire écrit à son propos Jacques Simonomis, suivent Benjamin Péret et André Breton. L’éditorial s’achève sur une présentation de l’artiste Gérard Gwezenneg et de ses secrétions de différentes techniques nées du gravage (ramasser ce que dépose la mer).

Le dossier Les porteurs de feu est consacré à Georges Perros (Linda Lê et Karel Hadek) Il y a un proverbe breton/ Qui dit que la poésie est plus forte / Que les trois choses les plus fortes/ Le mal, le feu et la tempête et Hervé Delabarre (CD)et puis cette voix venue d’ailleurs/qui m’interpelle/je ne suis pas celle que tu crois. Les biographies, très détaillées, et bibliographies, sont suivies de poèmes.  Christophe Dauphin nous avait prévenu dans son éditorial : le constat qui s’impose depuis Corbière, c’est que la Bretagne compte plus de poètes que de mégalithes dans ses rues, ses forêts, ses cimetières.

Ainsi, on se s’étonnera pas de l’extrême richesse de cette anthologie. Le dossier Ainsi furent les WAH 1 accueille huit poètes dont Paul Celan, Colette Wittorski chacun fuit/Les rires se taisent/Le lac se vide ou Jacques Bertin. Chaque biographie est suivie d’une bibliographie et d’un choix de poèmes. Le dossier Poètes bretons pour une baie tellurique accueille pas moins de 32 poètes avec entre autres Saint-Pol-Roux, Max Jacob, Jacques Vaché, Anjela Duval… Louis Guillaume ce déraisonnable sage nous dit CD,  Longtemps la bouteille voyage/qui la trouve ne sait plus lire, Michel Manoll (il dira de René-Guy Cadou Nous nous embrassions par nos noms), Cadou… Armand Robin Éclaboussant mon instant d’herbes en d’autres vies// Les moutons et les bœufs sous leurs pieds roux et mous/me piétinent sourdement, lourdement, me délivrent/ De ces risibles coquelicots que sont mes livres…Guillevic, Pierre-Jakez Hélias, Alain Jégou…

À ce dossier succède les WAH 2, 11 poètes sont donnés à lire dont Charles Akopian…Marie Murski…Paul Sanda, on retrouvera non sans émotion Joseph Pontus.  

Ce cahier littéraire ancré en Bretagne révèle la richesse poétique de cette région. C’est un pan du monde qui est donné à découvrir, l’histoire d’un territoire se fait vibrante, vivante. La pluralité des voix est le signe d’un entêtement lumineux et salutaire : les poètes résistent.  L’Ouest chante et avec lui la poésie.

Il faut remercier Christophe Dauphin pour ce travail rigoureux et abouti, d’une extrême qualité littéraire. Signe d’ouverture aux autres, Les Hommes sans Épaules est une revue indispensable.  

Marie-Christine MASSET (in revue Phoenix n°43, 2025).

 




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