Alain BRISSIAUD
Alain Brissiaud, né à Paris en 1949, s’est découvert poète durant son adolescence. Il a depuis écrit de nombreux poèmes sans jamais se soucier d’être lu ou non. Il est devenu libraire après avoir effectué son service militaire en 1970, puis, parallèlement, éditeur (Allen Ginsberg, Claude Pélieu, Peter Orlovsky, Brion Gysin, William S. Burroughs, Alfred Jarry…), à l’enseigne de Books Factory et Le Livre à Venir. Il vit aujourd’hui à Richerenches, dans le Vaucluse.
Tout d’abord influencé par la Beat Generation ainsi que par Maïakovski, ses goûts le portent aujourd’hui vers des poètes tels que André du Bouchet, Ossip Mandelstam ou Paul Celan. Dès son premier recueil, Au pas des gouffres (2015), Rémy Boyer note (in incoherism.wordpress.com, 2016) qu'Alain Brissiaud est "un homme amoureux des livres et de la langue", qui met en musique les modalités éphémères et subtiles de la traversée humaine. Demeurent, comme permanence, l’incertain, la douleur, l’absence, la lumière qui tient malgré tout, face à l’engloutissement qui menace. Le combat avec les mots se fait danse pour que l’écho de la joie, le souvenir de la liberté se fraient un étroit chemin, un chemin toutefois.
Carole Mesrobian, pour sa part (in recoursaupoeme.fr, 2015), écrit : " Rare. Il faut avoir parcouru, il faut avoir traversé, il faut avoir lu et relu les fragments déposés aux pages d’Au pas des gouffres. Non pas pour y rencontrer Alain Brissiaud, le poète n’est qu’une ombre sans nom et lui le sait pour l’avoir découvert dans la parole libérée de sa trace aux pages de ce recueil, mais pour cette langue éminemment poétique qu’il nous offre à l’occasion de ce premier livre. La sobriété de la couverture laisse le lecteur dés l’abord dans le dénuement d’un horizon d’attente quel qu’il puisse être, et la toile reproduite sous le titre dessine des couleurs qui évoquent un paysage sans pour autant en délimiter les contours. Rien ne vient parasiter la magie des images puissantes qui essaiment leur source libératoire dans les lignes qui vont suivre. Lui, le poète, son absence et son cri, la vacuité de ce pronom personnel assumé pourtant apparaissent dès la quatrième de couverture : « Je voudrais te prendre aux mots - enlacer ta parole dans la brume des sables - à l’impeccable chant ôter ma paume - et peser du poids de la pierre - tant lisser ce sang pur apeuré - et rendre poudre fine ton silence - tant vit en toi le balancier des vents.
Bien que l’expérience d’une vie à peine évoquée apparaisse parfois, elle est ce qu’elle devrait représenter dès lors qu’il est question d’écrire. Il ne s’agit pas d’un lyrisme qui laisserait apparaître les contours anecdotiques d’une existence particulière mais d’une parole poétique qui mène à l’immanence de l’expérience humaine. La magie s’opère grâce à un travail sur le langage qui, simple et protocolaire, révèle sa puissance dans les confrontations du signe qui obéissent pourtant à une utilisation syntaxique tout à fait usuelle. L’énonciateur, dans un langage simple et limpide, mène chaque bribe de ces pages à une dimension transcendante.
La nature n’est plus support métaphorique mais elle soutient le paysage mental du poète et tisse les éléments d’un décor sensible. La puissance des images et des symboles évoqués se superpose à un univers psychique où se mêlent sensations et évocation d’un imaginaire qui restitue les perceptions du monde avec une dimension poétique non démentie. Et au-delà des traces de ses avancées de vie l’auteur mène une réflexion sur la parole, tant dans le travail du signe que dans l’énonciation de ses interrogations sur l’acte d’écrire.
Au pas des gouffres offre au signe l’espace de sa disparition, et mène le langage poétique là où il doit aller : vers l’au-delà du sens. Mais le pas des gouffres n’est-il pas celui à franchir dès lors que l’écriture affronte le tremblement créateur et libératoire de la poésie. C’est ici enfin que se poursuit l’ailleurs de la littérature. Toujours mouvante, n’existant jamais ailleurs que dans l’avancée inouïe des travées creusées par ceux qui, comme Alain Brissiaud, mènent l’assouvissement de son devenir."
Poète de la fragilité et de l’amour, Alain Brissiaud a publié tardivement. Révélé dans la revue Les Hommes sans Epaules (n°39, 2015), Alain Brissiaud, comme l'écrit Lucien Wasselin (cf. Chemins de lecture in revue-texture.fr, 2015) témoigne d’un talent maîtrisé : "L’univers du poète est complexe (fait de références à Mandelstam, d’une rivière parfois torrentueuse sur la face nord du Mont Ventoux, d’amour de la femme et d’attention aux choses simples de la vie…), comme s’il lui fallait à tout prix dire la totalité du monde. Ou se faire pardonner d’être sensible à la beauté des choses quand certains meurent… Ça commence plutôt mal avec ce mot âme, dès le premier poème. Qui se répète, dans Au pas des gouffres, à plusieurs reprises (pp 33, 35, 51, 59, 63…). Le matérialiste convaincu (que je suis) a su surmonter ses préventions à l’égard du terme qui désigne le principe vital dans certaines pensées religieuses. Il s’est souvenu de ce vers d’Aragon dans Le feu : « Mon âme, mon âme, où m’entraînes-tu ? », où le mot désigne l’ineffable que tout homme porte en lui. Les références à Mandelstam ne vont pas sans obscurité. Si dans le poème « C’était une couronne de mots », l’invocation à Ossip (vers 2) semble être le reflet de la déportation de celui-ci à Voronej, le titre de cette autre pièce de vers intitulée Mandelstam & Villon. 18 mars 1937 dissimule des réalités moins évidentes aux yeux du lecteur profane. À quoi fait allusion Brissiaud ? À ce poème rédigé à cette date par Mandelstam (six quatrains) dont je n’ai trouvé qu’une version en anglais ? Ou cette date serait-elle, vraisemblablement, celle de la rédaction du poème où Mandelstam parle de François Villon en ces termes : « Qu’est-ce à voir avec toi, frère de sang, mon aimé, / Le chantre, pécheur et consolateur, / Dont parviennent à nous les grincements de dents »... ? Restent ce bonheur fragile qui se dit dans ces vers, le goût d’une plénitude qu’un rien peut anéantir, cet accord au monde si difficile à obtenir (« mon corps se risque à la tendresse des bouleaux / je suis tout près de la sève du temps »). Deux autres ensembles viennent compléter cette première suite intitulée « Le champ d’épandage ». Le premier, de onze poèmes, est une ode à la fragilité de l’amour qui n’ignore rien des inquiétudes que la vie peut susciter, le second s’intéresse à la maison vue comme un refuge au milieu de l’espace naturel : dehors / isolée / grince une poutre de misère".
La poésie d'Alain Brissiaud, épurée, concentrée d’émotion, malaxe sans trompe l’œil, l’incertain, la douleur, l’absence, la lumière, pour tenir debout face à l’engloutissement qui menace.
Christophe DAUPHIN
(Revue Les Hommes sans Epaules).
À lire : Au pas des gouffres (Librairie-Galerie Racine, 2015), Jusqu'au coeur (Collection Les Hommes sans Epaules/éd. Librairie-Galerie Racine, 2017), Cantos sévillans, suivis de La lisière (La Porte, 2017), Octobre, avec Carole Mesrobian (PhB éditions, 2022), Toute la misère (Encres vives, 2024), Fin de vie (Derrière la salle de bains, 2024), Miroir dans miroir (Éditions Derrière la salle de bains, 2026).
ALAIN BRISSIAUD -EXTRAITS DE CINQUANTE POÈMES D'HIVER
Alain Brissiaud, poèmes et entretien sur "Terre à ciel"
Alain Brissiaud : « Le poème est une épreuve de vérité », par Bruno Sourdin
Nourri de silence, Alain Brissiaud n’a publié son premier livre de poésie qu’à l’âge de 66 ans en 2015, et c’était une révélation. Pour lui, c’était une question de survie. Jadis, à Paris, il avait été libraire puis éditeur, notamment de Claude Pélieu et d’Allen Ginsberg, deux poètes d’exception, iconoclastes, amis souterrains des années 70. Aujourd’hui il vit dans un village du Vaucluse. Apaisé. Sa poésie est épurée, dépouillée, fragile. Sa poésie est une route qui rêve. Bouleversante.
Bruno Sourdin : Tu es né à Paris en 1949. As-tu eu une enfance heureuse ? Dans quel quartier as-tu passé ta jeunesse ? Quels sont les évènements dominants qui ont forgé ta personnalité ?
Alain Brissiaud : Mon père et mes deux frères travaillaient à l’usine Chausson à Asnières et Gennevilliers, j’ai donc grandi dans un environnement ouvrier très chaleureux. En revanche, le pensionnat dans la Creuse fut une des pires époques de ma vie. Cela laisse des traces dont certaines ne se remettent pas. J’ai appris que l’indépendance se gagne, quelles que soient les circonstances.
Bruno Sourdin : Étais-tu un grand lecteur dans ta jeunesse ? Et ton parcours scolaire ? Dans les années 70, tu es devenu libraire à Paris. Pourquoi et comment as-tu choisi ce métier ?
Alain Brissiaud : Si ma scolarité a eu un parcours, c’est géographique. Renvoyé de tous les établissements où me casaient mes parents, je n’ai pas vraiment appris grand-chose à l’école. Même en apprentissage, j’ai échoué. Je ne parle aucune langue étrangère et mon orthographe est encore approximatif. Mais je lisais beaucoup déjà gamin et je stockais les livres car je voulais être libraire ! Et c’est ce qui m’est arrivé en tapant à la porte du Cercle de la librairie, boulevard Saint-Germain. Après des années de galère à faire coursier à vélo, je touchais le but dans une librairie de livres anciens, rue de Rome à Paris. Là, en blouse grise, je nettoyais, je recollais, je couvrais des livres en tous genres, là, j’ai appris les bases du métier.
Bruno Sourdin : Plus tard, tu deviens éditeur. Dans les années 80, à l’enseigne du « Livre à venir », tu publies Claude Pélieu, le traducteur (avec Mary Beach) des écrivains américains de la Beat Generation.
Alain Brissiaud : J’avais découvert Jack Kerouac dans les années 68 avec le livre Le vagabond solitaire, je crois, et l’anthologie de la Beat Generation de Jean-Jacques Lebel, préfacée par Alain Jouffroy, avec l’incroyable poème de Corso, Bomb. Et puis le choc : le Cahier de L’Herne« Burroughs Pélieu Kaufman ». Ces lectures changèrent mon approche de la lecture, le littéraire devenait la vie.
Le premier livre que j’ai édité au Livre à Venir fut Les Soirées de Médan. Ma passion pour Zola me poussait chaque année à écouter les conférences que donnaient des experts, à Médan précisément. Colette Becker, une universitaire spécialiste de Zola, m’a offert pour cette édition une introduction, un dossier et les notes, un livre aussi riche qu’un Pléiade.
Pour continuer l’aventure j’ai voulu entrer en contact avec Claude Pélieu. Je me suis adressé à François Di Dio, l’éditeur incroyable du Soleil Noir. Ses créations étaient uniques. Chaque livre était accompagné d’une œuvre. Pour Claude il y eut Berrocal, Erro… François, lorsque je l’ai connu, était fatigué, éloigné de l’édition mais intellectuellement fougueux comme un jeune homme. Je lui parlais de deux projets : un livre de Claude et un autre qui pourrait financer celui-ci. Ce fut Femmes Hombres de Paul Verlaine et là aussi en édition savante. Super bouquin, incroyable. Les ventes ont permis d’envisager de faire un livre avec Claude.
Bruno Sourdin : Comment as-tu connu Pélieu qui à l’époque vivait aux Etats-Unis ?
François m’a mis en contact avec lui. En 1985, Claude Pélieu habitait à Cooperstown dans le nord de l’État de New York. Amitié immédiate. Il postait sans cesse des tas de choses, poèmes, collages… à tous ses amis, et aussi des manuscrits ou des tapuscrits, certains en cours d’écriture, d’autres plus anciens mais refusés. Il fallait choisir, organiser une logique d’édition. Claude allait plus vite que moi, toujours dans une énergie positive, ses plaintes il les gardait pour les éditeurs parisiens, surtout contre Christian Bourgois qui ne voulait pas le payer. Il faut se rendre compte de ce que l’on doit à Claude et à Mary pour leur énorme travail de traduction (Ginsberg, Burroughs, Kaufman, Ferlinghetti, Ed Sanders…). Quel boulot et eux toujours dans la dèche ! Indigo Express s’est fait en amitié. Il proposait, je proposais, nous trouvions toujours rapidement un accord, sa gentillesse était grande.
Alain Brissiaud : Iron Horse est un des fleurons de ton catalogue. Ce grand poème d’Allen Ginsberg, tu le publies en 1985. Pour un jeune éditeur, Ginsberg, c’était un coup de maître. Comment s’est engagée cette aventure?
Après la publication de Indigo Express en 1986 je lui ai dit que je souhaitais faire traduire et éditer Iron Horse de Ginsberg, qui avait été délaissé par Bourgois. Claude m’a donné le numéro de téléphone d’Allen et, ne parlant pas anglais, j’ai fait appeler une amie (Catherine Bailly, la traductrice du livre). Ginsberg a décroché au premier appel et, sans réfléchir, a accepté que je publie son livre. J’ai oublié le nom de son agent mais celui-ci ne m’a jamais contacté : Ginsberg ne demandait aucun droit. Un être plein d’amour.
Claude aurait pu m’en vouloir de ne pas le solliciter pour la traduction. Il n’en fut rien.
Bruno Sourdin : Beaucoup plus tard, une trentaine d’années après Indigo Express, tu fais paraître un nouveau texte de Pélieu (15 ans après sa mort), New Poems & Sketches. Il s’agit en fait de la transcription d’un note-book qu’il t’avait offert et qui est daté de 1977. Plusieurs séquences de ce manuscrit avaient été reprises dans son recueil Dust Bowl Motel publié chez Bourgois. Peux-tu nous raconter la genèse de cette nouvelle édition ?
En 1977, je réussis à convaincre un libraire d’éditer avec moi un des note-books que Claude m’avait offert. Le tirage s’est vendu très vite.
Claude Pélieu est décédé en 2002, on venait de l’amputer d’une jambe. Pierre Joris, à New York, l’a aidé jusqu’au bout. Il fut longtemps un des seuls à le soutenir. Avec Pierre, nous avons réalisé en 2016 un numéro spécial de la revue Les Hommes sans Epaules, « Claude Pélieu & la Beat Generation ».
Le scandale c'est que, malgré l’énorme production de Claude, aucun de ses livres ne soit aujourd’hui disponible. Plus rien. Lire Pélieu est un luxe. Le comble.
Bruno Sourdin : Parlons maintenant de ta propre poésie. Tu as publié tardivement, en 2015 (tu avais 66 ans), Au pas des gouffres à la Librairie Galerie Racine. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Alain Brissiaud : Revenir vers moi n’est pas des plus passionnant !
Pourquoi publier ? Tellement d’ouvrages me sont passés entre les mains, ou bien étais-je trop snob ? Mais avec une nouvelle vie en Provence, j’ai retrouvé les vieux cahiers dans lesquels j’écrivais jadis et cela a déclenché spontanément chez moi l’envie de reprendre le crayon. Christophe Dauphin de la revue Les Hommes sans Epaules et Alain Breton de la Librairie Racine m’ont ouvert leurs portes. Ce sont des êtres exceptionnels. La poésie est en eux. Ce furent les premiers à accepter mes textes. Je revenais vers ma jeunesse, vers la clarté, un moment où tous les cœurs sont amicaux.
Voyant peu de gens dans le pays où j’habite, les liens ne sont pas superficiels, on est tenu par une véritable affection. Tout devient humanité.
Bruno Sourdin : Qu’est-ce que cela signifie pour toi d’être reconnu comme poète? Quels sont les écrivains qui t’inspirent et auxquels tu te réfères volontiers ?
Alain Brissiaud : Pour répondre au fait d’être reconnu, je reprendrais une ligne d’une lettre de Christian Bobin : « Je vous ai lu devant une porte vitrée que la lumière de l’air incendiait. Parfois je ne vous vois plus – mais vous êtes un vaillant pêcheur d’étoiles ! » Je ne peux dire mieux.
Je dois tant aussi à une belle camarade d’écriture, Carole Mesrobian, qui me soutient. Et d’autres, particulièrement Daniel Martinez qui me permet de continuer, et Tatiana Levy de la revue Triages.
La nuit avant l’endormissement, je dois passer par la lecture de quelques pages, soit de Guy Viarre pour creuser sa magie, son mystère, Thierry Metz pour puiser au cœur de sa simplicité bouleversante, Paul Celan pour sa douleur universelle et Yves Bonnefoy que j’aurais tant voulu connaître.
Bruno Sourdin : Et aujourd’hui, où te situes-tu dans le monde de la poésie ? Ta poésie est très épurée. « Les mots viennent sans cesse tressaillir du côté du vivant », écris-tu dans ton recueil Jusqu’au cœur. J’ai l’impression que tu te situes à l’écart, que tu revendiques presque une bienfaisante solitude. Je me trompe ?
Alain Brissiaud : Dans les revues que je lis, je ne me trouve pas de place, j’ai l’impression d’être à part, à l’écart. Ici, dans le Vaucluse, je ne parle de poésie à personne, c’est un non-sujet dans ma vie campagnarde. Enfin si : j’échange avec Thierry Pérémarti, exilé à Dallas, dont l’écriture me fascine, mais Thierry était un pote de Claude Pélieu, alors c’est la famille…
Bruno Sourdin : Tu as choisi de vivre dans le Vaucluse. Pour toi qui es né à Paris — et qui avais toujours vécu à Paris —, c’est un choix radical. Une sorte d’ascèse ? Un émerveillement qui dure ?
Alain Brissiaud : Le Vaucluse, comme la poésie, est un hasard dans ma vie. Je me sens coincé, comme l’était Claude à Cooperstown. Rien n’est sérieux sauf la terre d’ici, si dure aux mains.
Le poème est une épreuve de vérité, un chemin. Il ouvre la porte à soi-même avant de nous montrer aux autres. Que je lise Yves Bonnefoy ou Bob Dylan, le propos est identique : ils recherchent la finalité, le pourquoi et où, préoccupations de tous les temps, ils écartent la matière. Claude Pélieu savait cela, il est mort solitaire.
Pas d’humanité, pas de sourire ni d’étreinte, juste aller là-bas pour s’assurer de l’existence du vide et disparaître rassuré. Le chemin, la route, l’arrière-pays, l’au-delà des collines, thèmes essentiels pour une poésie du doute. Le sens de sa vie, sa façon élégante de vivre. Seulement.
Propos recueillis par Bruno SOURDIN (in brunosourdin.blogspot.com, octobre 2026).
Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules
Publié(e) dans le catalogue des Hommes sans épaules
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